28.08.2006
poussière d'ange...
« Mes mains tâtonnent dans le noir à la recherche d’une vérité…la meilleure à dire…marre des autres toutes faites, marre de tout. Un seul réconfort, le contact de ton sexe humide contre mes doigts d’une finesse extrême…impatients et fuyants, mais aussi décidés. Il fouillent ce qu’aucun autre n’est venu chercher, entraver…entrailles du monde sur coulis de framboise…Les boucles de tes longs cheveux roux me chatouillent la nuque, comment leur échapper ? Je suis sous leur emprise maléfique. Comme le lierre sur la roche, les lianes autour des troncs bordés de mousse, la vigne et les rosiers de mon enfance…ton être s’immisce en moi effrontément, sans contrôle ni réelle volonté de résistance je l’accueille en mon sein »
- mon amour que fais-tu assise dans l’herbe de si bon matin ?
- Je savoure la rosée…ce que je n’ai plus fait depuis si longtemps…
- Tu vas attraper froid, le temps n’est pas aux rêveries solitaires…
- Mais le temps n’est plus à rien de toute façon…regarde ce qu’ils ont fait…
- Je suis là moi…
- Je n’en suis même pas sûre…et puis peut-être qu’un jour, une seconde en un éclair, tu t’évanouiras toi aussi dans une volute de fumée, un murmure, un soupçon….je semble condamnée à une vie où le passé est plus présent qu’il ne devrait…
« loin du monde et de ses tourments, je ne veux que l’isolement…couper le signal de prolifération tumorale. Pourquoi rester dans cette hypocrisie délétère… ? Vos funestes croisades vous ont-elles reprise… ?
Me voilà éprise de toi vulgaire pantin aux pieds d’argile…la roue se brise et les reins cassent. L’horizon nocif est en tout point égal aux tristes retombées d’un destin déjà vu »
- mon amour où vas-tu sans moi, le tonnerre gronde au loin et les nuages s’amoncèlent en funèbre cortège…rentrons nous réchauffer, un pas de plus et nous seront trempées !
- Quelle importance, je n’existe déjà plus…regarde mes mains si tu le peux encore. Mon visage s’efface peu à peu, se mêle à toute chose, le fil qui le retenait en ce lieu vient d’être brisé…toute voile dehors, c’est moi qui pars…Je disparaîs devant la ridicule faiblesse de ta foi.
V.
02.08.2006
Bach...
Sous le soleil espagnol je me suis évadée ces temps-ci...farniente, paella, rando, aigua bona...lézardage sur rocher dans les montagnes, nature à tout va, bikini au milieu des cigales...et bien entendu peinture...
Me revoilà donc en forme et surement plus présente à l'avenir sur la toile...
A moins qu'une autre mission ne se présente à moi et ne m'envoie cette fois à l'autre bout du monde comme je l'espère, loin de toute civilisation...
Bien à vous toutes! ;)
V.
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