13.03.2006

Grrrr....!

Course poursuite entre le Diable et la Comtesse.

Il fuit devant la tapette à mouche géante qu’elle tente d’abattre sur lui, passant d’un monde à l’autre en riant. Dieu les observe gesticuler en souriant, du haut de son rocher, amusé par l’incongruité de la situation…

 

-         Il a fallu que tu recommences ! s’exclama la Comtesse entre deux clacs de tapette. Misérable scélérat !!

 

Le Démon sautille de nuage en marais, riant à gorge déployée. Sa nouvelle trouvaille le pliait à un point inimaginable.

 

-          Une blonde ! Non mais je rêve !! Je vais te tuer !!

 

-         Châtain clair…riposta le Déchu en baissant la tête.

 

Il avait bien failli se la prendre celle-là. La Comtesse avait vraiment l’air en rogne cette fois…et c’en était que plus tordant pour lui !

 

-         Je n’ai fait que la mettre sur ton chemin, plaida-t-il en évitant un lampadaire d’extrême justesse. C’est toi qui a fait le reste !

 

CLAC !

-         Argh ! Manqué ! pesta la Comtesse. Reviens ici Vermine !

 

-         Ah ah ah !! Et peut-être platine un jour, qui sait ce que je lui murmurerai à l’oreille !!

 

-         Si tu fais ça !

 

-         La tête que t’as fait ce soir là ! J’étais tout couvert de souffre à me rouler par terre en enfer !

 

-         Je jouais la comédie, j’y ai pas cru une seule seconde !

 

RE-CLAC !

 

-         Si, tu y a cru…l’espace de 5 minutes, mais t’y a cru…sa jolie crinière fauve changée en fourrure de docile lapin des montagnes ! Mouahahah !!

 

-         C’est qu’il se moque en plus ! s’exclama la jeune femme. Attends un peu…

 

La Comtesse disparu à l’angle de la 49e rue…

 

-         Où est-elle passée ?! s’interrogea le Démon en se retournant brusquement. La misérable petite fourbe…

 

Il lève les yeux vers son Contraire en quête d’une aide quelconque, mais n’obtient qu’un haussement de sourcils mystérieux.

 

-         Comme d’hab quoi, pesta le Cornu. Je dois me démerder avec tes créatures !

Dieu lui envoya un bon gros bisou imaginaire.

 

-         Cherche mon démon…lança-t-il. Trouve la avant qu’elle ne te trouve… !

 

Le Déchu lui fit une horrible grimace, puis se mit en chasse.

 

-         Et si je la trouve le premier…je la ferai tourner sur ma broche pour les siècles à venir…

 

Un rire démoniaque s’éleva des ténèbres, glaçant d’effroi les éléments les plus robustes du monde dans lequel il venait de s’engager…une atmosphère chaotique se mit à siffler à travers les feuillages de la Toundra…PAFF !!

 

-         Je t’ai eu ! s’exclama la Comtesse hystérique de joie.

 

Ecrasé contre le lichen, le Démon émit un sombre et profond grognement rauque et jura de se venger…Mais lorsqu’il voulu se dégager, il se heurta à une force inattendue.

 

-         Qu’est-ce qui te rend si forte, puérile mortelle !! maugréa-t-il vexé d’être si bien maîtrisé par cette sous-créature.

-         Peut-être l’index de Dieu  sur ta nuque… ! ricana la Comtesse.

 

Le Cornu leva les yeux.

 

-         Tricheur ! Sale tricheur !! A tes propres règles en plus… !

 

Le Créateur fila sur son céleste rocher faire comme si de rien n’était.

 

Quant au Sulfureux, il se dégagea et souleva la Comtesse d’une main crochue sur sa gorge, le regard soudain noir et sanglant.

 

-         T’as un petit bout d’écorce là, sur la joue gauche…dit calmement la jeune femme en le lui retirant.

 

Sang froid et humour décalé…adorablement craquant…Il décida de la reposer. Pour l’instant…

 

-         Bon, débite tes doléances…je veux bien y réfléchir…

 

-         Je veux une garantie de cerveau de brune…

 

-         Pourquoi Moi les humains ignorent toujours les rousses…le monde n’est pas divisé en têtes blondes ou brunes…

 

-         Parce que les rousses n’existent pas…ce sont au mieux des vues de l’esprit de Sandro ! ricana la Comtesse.

 

-         Tu devrais m’accompagner en bas un de ces quatre…je te montrerai ma fabrique de rousses…l’art de faire roussir les cheveux dorés du Créateur…

 

-         Ou rouiller les brunes…

 

-         Je sens pointer la blague puérile…

 

La Comtesse fit signe qu’elle n’en dirait pas plus.

 

-         Bon, ok…cerveau garantis…quelques diplômes sympas en pluie d’intelligence…Mais en échange de quoi, je veux une attitude sérieuse de ta part dans le domaine de la cruauté…torture d’enfant, amours bafoués, mépris de toute existence…mensonge et destruction…

 

Il leva les yeux, rêvant au temps jadis où la Comtesse était prête de le détrôner…où ils auraient pu sillonner les ténébreuses contrées enflammées main dans la main…

 

-         Te mettrais-tu à confondre stupidité et noble cruauté… ?souffla la jeune mortelle.

 

Il la fusilla du regard.

 

-         Ton gène cruel tend vraiment à hiberner, tu me désespères ! Tu étais si prometteuse !! gronda-t-il.

 

-         A vrai dire ça n’ira pas en s’arrangeant…un 16 février très précisément j’ai attrapé une drôle de maladie…régression à une dizaine d’années…les 25 durement gagnées se sont écroulées sous son doux regard noisette…je ne suis jamais tombée aussi bas dans le temps…c’est préoccupant…mais je suppose que cela t’amuse…

 

Il émit un sombre rire.

 

-         Réverbération de blondeur sur cynisme de scorpione…les lésions sont irréversibles…et les symptômes commencent tout juste à se déclarer…tu vas morfler !

 

-         Ceci dit, j’ai l’habitude avec toi…

 

-         Certes…j’en ris d’avance…

 

-         Qui rira verra…murmura la Comtesse. Je saurais me gausser de tes facéties…

 
 

Des lèvres brûlantes se posèrent sur la nuque de la jeune femme…elle sortit de son demi-sommeil pour apercevoir un doux rayons de soleil, penché au dessus de ses longues mèches chocolat…

V.

 

08.03.2006

bazard nocturne...

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAArrêtes de me manquer autant...!Ca devient n'importe quoi là..!

Mouahahah!

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAArrêtes de me hanter jour et nuit!!!

Et puis non...continue! J'adore t'adorer...

 

V.

04.03.2006

Just believe in me…

Il est 20h, nous devisons autour d’un planteur depuis plus d’une heure...passé/présent/futur…toutes nos vies y passent…

Tu penses que nous allons finir par nous enlacer, là juste sur le canapé rouge aux plus belles couleurs de l’Afrique...des graines de la savane en pluies exotiques...ton rire insulaire en fond de musique éclatante…que je vais enfin oser embrasser ces lèvres qui me font tant envie… ?

Tu te trompes...non, non, non…je te veux haletante…pressante et inassouvie…

Un foulard de soie rouge se lamente dans mon sac, il veut sortir et te surprendre…se lover, s’entortiller autour de tes yeux magnifiques…si lumineux quand tu me regardes… !

Comment vais-je appréhender les prochaines heures…sans leur éclat…un peu de courage, je vais leur résister…

Je me lève…juste un verre d’eau. Tu veux quelque chose ? Ton regard en dit déjà long…patience patience, si tu savais ce qui t’attend…

Je me glisse derrière toi, tu ne me vois pas…rétrécissement du champ visuel lié à l’alcool…surprise ! Ce n’était pas de la vodka dans le mien…jus de fruit sans feu…je dois rester lucide, une belle route nous attend.

Mes mains se posent sur tes épaules, mes lèvres se font délicates caresses…je te susurre les mots qui se chuchotent…laisse toi faire, believe in me…ce soir je prends les reines de tous tes rêves…je les fais nôtres…

A quoi tu joues ? me dis-tu en riant.

A t ‘emmener loin, au paradis selon la Comtesse…là où tout est permis, où rien ne résiste à la beauté…

Nous allons prendre l’avion, tes bagages sont prêts, ce qui manque sera dégoté sur place…ce soir nous jouons. Au hasard pour toi, au jardin secret révélé pour moi…

Ah ces jeunes… ! Toujours plus d’un tour dans leur sac…

Nous traversons les Pyrénées, le vol se déroule sans trop de perturbations, les vents chauds de l’été nous ont laissés en paix…je ne cesse de te parler et de te faire emprunter de fausses pistes…Le grand nord ? Non…l’Afrique ? Non plus…Le Japon… ? Pas encore, mais qui sait…un indice, un indice ! Ok…voyons…un pays torride en cette saison…quelques cigales…

Aterrissage, trop tard…je ne dis plus rien ! Ah Ah ! Ecoute les sons, respire les odeurs épicées, les froissements de tissus autour de nous, les pas rapides, les cris de joie…quelle est cette langue ? Latine…

Une voiture nous attend…tu n’y tiens plus…encore un instant, je t’en supplie ! Je veux que ton premier regard sur ce pays soit celui de mon enfance…un chalet en pleine nature, un soleil écrasant, une eau limpide de montagne…sur le balcon, ouvre les yeux…ça y est…

C’est ici que tout commence…. !!

   

V.